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........... Du COACHING SOCIAL



La souffrance sociale est Sociétale

Le COACHING SOCIAL se doit de prendre en compte les paramètres établis par les disciplines inhérentes à l’Action Sociale. Celles, en particulier, qui établissent clairement les profils des personnes touchées par l’exclusion, les souffrances sociales, l’isolement, la mono parentalité, le chômage, l’exclusion, etc.
Celles qui pourraient être finalement nommées en situation de Souffrance Sociale mais aussi Sociétale, tant les caractéristiques de ces souffrances semblent bien trouver leur origine dans les nouvelles particularités de notre société et que d’être « socialisé » ne suffit plus pour appartenir au nouveau modèle sociétal.

Les nouveaux paramètres sociétaux sont nombreux à intégrer et la rapidité de leur apparition a désorienté les plus solides, en même temps qu’elle déstabilisait radicalement les plus fragiles.
Comme le souligne si justement Bernard HEVIN et Jane TURNER*, « la plupart d’entre nous avons été « programmés » pour avoir une vie plus ou moins stable et linéaire ». Le message entendu durant notre enfance était à peu près celui-ci : « Trouve-toi un bon métier, fonde une famille, sois un membre respectueux et respectable de la communauté à laquelle tu appartiens, sois un bon citoyen dans ta ville et tu obtiendras reconnaissance en même temps qu’un minimum de bonheur et prospérité. »

Ce message a largement et conséquemment été intégré par toute une génération. Nous avons inféré que ce monde étant stable, si nous l’étions nous-mêmes, nous participerions au maintien du système.

L’optimisme était de rigueur et il est vrai que pendant de longues périodes du siècle dernier, ce monde semblait stable, mieux même, fiable, tant et si bien qu’il en était de toutes façons rassurant.

Mais cette perception du monde est passée de ce modèle stable, linéaire, ordonné à une conception d’un monde changeant et évoluant en permanence,
insécurisant pour les plus faibles, un monde dans lequel nous sommes tous bousculés.
Ceci d’autant plus que les recours de l’Etat Providence, que beaucoup de maîtres de ce Nouveau Monde veulent mettre à mal, sont de plus en plus remis en cause et ne suffisent plus à apaiser ces nouvelles angoisses émergentes.

Beaucoup de nos concitoyens ne veulent ou ne peuvent pas accepter ce changement et s’obstinent pour moult raisons et mécanismes de défense qui leur appartiennent, à vouloir vivre comme s’ils étaient toujours dans un modèle stable à évolution lente.

Ils revendiquent un retour total au passé et trouvent illégitime que les plans de vie construits avec peine ne les conduisent pas vers une sécurité définitive, à l’image de ce qu’ils ont toujours imaginé mais aussi, avouons-le, perçu comme message ou héritage sociétal immuable.

Pour eux, le futur ne devrait être qu’un reflet amélioré du passé mais cette représentation du monde tend à devenir tragiquement un passeport pour la déception !

* Jane TURNER/ Bernard HEVIN : « Construire sa vie d’adulte » InterEditions

DEVENIR UN PRO-ACTIF

Sans vouloir entrer plus en détail dans les concepts des inventeurs du modèle de COACHING de « Renouveau de la Vie Adulte », nous reprendrons l’une des théories essentielles de TURNER et HEVIN : l’évolution du principe de « dehors-dedans » vers le « dedans-dehors ».

Le premier principe, celui du siècle dernier, affirmait que notre vie personnelle était définie et déterminée par les directives de notre environnement socioculturel.
Nos comportements, nos « habitus » pour citer BOURDIEU, étaient façonnés par l’ensemble des composantes de notre environnement proche : professionnel, familial, amical, communautaire, et déterminaient nos choix personnels.

Le second postule qu’à contrario pour réussir à l’époque où nous vivons dorénavant, nous devons en priorité prendre appui sur notre identité et fixer des buts pour notre vie en fonction de nos valeurs fondamentales. C’est en fonctionnant de l’intérieur vers l’extérieur que l’on réussit le mieux à être « gagnant » dans la vie.

Il semble, hélas, que nous passons d’un système où en devenant adulte, nous commencions à envisager à « vivre notre vie d’adulte », à un système où il faille songer à « gagner notre vie d’adulte ».On ne peut plus seulement prendre sa place dans la société, il faut la gagner. En termes sportifs, nous pourrions dire que le Vie en société est devenue un Championnat démesurément long, avec des matches capitaux récurrents pour la qualification et surtout le maintien, en première division comme hélas, dans le « gratin » des divisions inférieures.

Le challenge est bien là, de devoir trouver sa stabilité dans l’instabilité ! Autrement dit, aujourd’hui il ne s’agit plus d’être ré-actif, mais bel et bien pro-actif. Il s’agit d’anticiper, de commander, de décider de ce que sera « sa » place avec « sa propre » identité à partir du projet de vie et du projet professionnel que nous aurons « construit » et revisité au fur et à mesuredes évolutions de l’environnement.

Les « spécialistes » de notre temps envisagent des révisions de parcours professionnels tous les 4/5 ans. Par corrélation, c’est son projet de vie qu’il faudra aussi réviser régulièrement !

D’où l’intérêt d’être pro-actif et de décider de son destin en partant du Projet de Vie.

Aux problèmes sociétaux et économiques contemporains, se greffent donc pour un grand nombre de personnes des générations précédentes, des crises d’identité plurielles.

La gymnastique intellectuelle, pour adoucir le challenge, sera de faire conscientiser à ces personnes qu’il ne s’agit plus de prendre « une » place dans la société, mais bel et bien de prendre « sa » place dans « cette » société.

Car ce changement de modèle de société apporte beaucoup de chaos et de confusion. Et il semble bien que cela va encore s’accélérer avec les répercussions incalculables sur nos communautés que vont constituer la disparition progressive des énergies fossiles, comme la future rareté d’éléments aussi vitaux que l’eau par exemple.


UN ACCOMPAGNEMENT SOCIAL DU FUTUR


Si nous n’acceptons pas notre époque, si nous ne la comprenons pas, nous risquons de nous perdre complètement dans ce changement.

L’accompagnement social de demain se doit de prendre en compte également ces paramètres. La relation d’aide, telle qu’elle existe aujourd’hui, ne peut suffire.
Si elle permet à la personne de supporter sa solitude et ses souffrances, elle ne lui autorise guère de pensée projective réaliste.

Ces éléments nouveaux doivent figurer dans l’accompagnement social. Il s’agit de tenter de faire émerger des projets de Vie qui de toute façons seront novateurs puisque sujets à de constantes adaptations. L’interaction dans ce style d’accompagnement devra jouer à plein et constituera l’élément dynamisant de cette coopération.

La citoyenneté de chacun y trouvera tout son sens.

Le COACHING SOCIAL doit permettre à terme, de faire découvrir et accepter que le monde sera ainsi fait, que c’est irréversible, et qu’il faut apprendre à voir au-delà de l’instant, à avoir une vision du futur, à donner un sens à sa vie.

Regarder en arrière, prendre notre expérience passée, la projeter dans le futur, cela avait un sens lorsque la vie était linéaire, lorsque le monde d’hier était celui
de demain, et cela, il est vrai, était suffisant pour « réussir » dans la vie. Dorénavant, la plus grande partie de notre expérience est obsolète.
Il s’agit maintenant de désapprendre et apprendre à nouveau.

Le COACHING SOCIAL doit permettre de recadrer la résolution de problèmes en une création de visions.

La Vie en Société change tellement vite qu’il est particulièrement hasardeux de ne passer celle-ci qu’à résoudre des problèmes.
Cela signifierait que nous regardons en arrière tout le temps.

Le COACHING SOCIAL se doit d’intégrer ces paramètres dans toutes les composantes de la relation d’aide.

Il doit à permettre à la personne « coachée » de reprendre contact avec son identité intégrée, ses ressources, son potentiel humain, ses particularités, ses valeurs et croyances, et à partir de ce travail de redécouverte personnelle, poser les premières
bases d’une inscription dans un projet de vie adaptable à l’environnement choisi.

Le COACHING SOCIAL permet à la personne de se ré-intéresser à elle-même,
comme il montre que la société s’intéresse autant à ce que la personne « est »,
qu’au symptôme social par lequel celle-ci la détermine.

Autrement dit ce n’est plus à Mme ou Mr UNTEL, Rmiste, chômeur, exclu, précaire, mal logé, bref à une personne impersonnellement repérée par toutes les appellations possibles d’une classification et d’une nomenclature de traitement social, mais bel et bien à une Personne à laquelle cette même société, cette même communauté d’hommes et femmes, vient s’intéresser pour ce qu’elle « EST », pour ce qu’elle représente comme valeurs et croyances, et parce que ses ressources internes et son potentiel humain ont une incidence positive pour elle comme pour la société à laquelle elle appartient.

Le COACHING SOCIAL ne s’intéresse pas à la spécificité du dossier, à son traitement, à son origine, il s’adresse à la Personne, « à part entière et non entièrement à part », à ses croyances, ses valeurs, ses ressources, ses dons, sa créativité, ses échecs non en tant qu’erreurs mais expériences, ses envies, ses désirs. Si cette Personne a perdu les clés qui permettent d’y avoir accès, le COACHING SOCIAL offre les solutions qui permettent de les retrouver.

Nous passons d’une approche fataliste à une approche positive. D’une relation commandée par les événements, subie par l’un et par l’autre dans l’accompagnement classique social, à une relation de découverte, d’intéressement, de projection, pour ensuite envisager la relation de coopération (égal à égal) dans la vision et la construction d’un futur.

Nous passons d’une relation construite sur le « pourquoi j’en suis là et peut-être malgré
moi » à celle de « comment je peux faire pour envisager autre chose grâce à moi ».

Dans cet accompagnement social, ce n’est plus « le cas social qui m’identifie » qui suscite l’intérêt de la société et de ses représentants, mais ma personnalité et ses potentialités comme ses particularités.

Ce n’est plus une relation de subordination dictée par une situation handicapante et compensée par les solidarités sociales nationales .C’est une relation de coopération, d’égal à égal, où des compétences et expériences diverses s’additionnent momentanément pour atteindre un objectif. C’est un engagement de deux personnes motivées par cette relation et qui veulent atteindre un but commun qu’elles se seront évertuées à mettre à jour.

Dans le cadre du COACHING SOCIAL, l’objectif est bien l’émergence d’un début de Projet de VIE et son adaptabilité à l’environnement sociétal.

Le COACHING SOCIAL constitue certainement une des réponses les mieux adaptées à tous les nouveaux problèmes sociaux qu’engendrent les bouleversements sociétaux d’un monde en grand et rapide changement, et dont nombre d’ouvrages dans leurs titres postulent des prémisses inquiétantes.

Citons rapidement pour les initiés ou les curieux :
« L’insécurité sociale » de CASTEL ; 
«  Une société en quête de sens » de DE FOUCAUD et PIVETEAU,
« Introduction à une politique de l’homme » de MORIN ;
« L’économie contre la société » de PERRET et ROUSTANG ;
« La nouvelle question sociale » de ROSANVALLON ;
« Le mythe de l’individu » de BENASAYAG ;
« L’horreur économique » de FORRESTER,
« La démocratie post-totalitaire » de LE GOFF,
et nous pourrions en citer des dizaines et des dizaines.

Toutefois, les quelques titres d’ouvrage ici évoqués illustrent parfaitement la nature des bouleversements en cours et l’ampleur des défis à relever pour permettre à chacun de pouvoir s’adapter à ces nouvelles donnes sociétales.

Et maintenant la crise économique………

POUR QUI, POUR QUOI ?


Comment accepter, que les personnes qui pourront encore vivre le plus « harmonieusement » ces nécessaires adaptations, soient encore celles dont les situations psychologiques, affectives, matérielles et financières permettront favorablement ces douloureuses transitions. Celles qui pourront encore s’offrir un accompagnement personnalisé de qualité et aux fréquences voulues et choisies. Celles qui pourront se donner le temps d’anticiper, de s’adapter et de s’harmoniser avec les nouvelles règles de vie.

La coopération, l’anticipation, l’adaptation, la décision, ne seraient-ils des termes réservés qu’à une seule partie de la population, pourtant toute entière concernée par l’inscription dans ces nouveaux horizons sociétaux ?

Le COACHING SOCIAL permet en ce cas de susciter l’inscription citoyenne concrète et conscientisée des plus éloignés des sphères de décision comme de la pratique de la citoyenneté.

Pouvoir réfléchir sur soi en conscientisant le monde qui environne sa propre personne est un exercice de citoyenneté. Que ce même monde sollicite les personnes sur ce genre d’exercice, s’inscrit également dans un style de citoyenneté associée et participative.

Permettre à la personne d’être accompagné par un alter ego performant, mandaté par la société, et uniquement préoccupé de rendre ou de remettre à la disposition des personnes leurs propres ressources vitales et leur potentiel inexploité comme leur créativité ignorée, est un acte citoyen novateur et de grande ampleur, tant il rejoint ce que MORIN nomme « l’humanitude ».

Pouvoir à nouveau, ne serait-ce qu’à minima, s’engager dans une réflexion sur la « marche du monde », en permettant aux personnes les plus désinvesties de travailler sur leurs propres aptitudes, motivations et identités personnelles, invite à leur propre « remise en marche », et pour le coup, associe de fait très symboliquement « toute » la population, que l’on classe souvent justement en « mondes différents ».

Pouvoir se revaloriser de façon citoyenne grâce à un exercice de re-conscientisation de ses propres valeurs, permettre un retour à l’identité démocratique en accédant à sa propre identité intégrée, endosser une identité de rôle dans l’exercice du débat social, se « sentir associés » dans la poursuite et concrétisation d’objectifs personnels, être écoutés dans « ses profondeurs » et peut-être pouvoir les faire émerger pour tenir « sa » place dans le monde, constituent autant d’objectifs que le COACHING SOCIAL se propose d’essayer de faire aboutir.



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